Ces quatre questions révèleront si vous êtes un dirigeant qui fait preuve d’intelligence émotionnelle

by Tomek Joos

L’intelligence émotionnelle est sans nul doute une des plus importantes qualités, voire la plus grande qualité d’un dirigeant efficace. Il ressort de plusieurs études menées au cours des dix dernières années qu’un dirigeant capable d’obtenir des résultats en étant à l’écoute des émotions positives et négatives des autres tout en étant pleinement conscient de son propre ressenti est plus susceptible de retenir le personnel et d’améliorer les relations avec les employés.

En tant que dirigeant voulant travailler le plus efficacement possible, comment évaluer votre niveau d’intelligence émotionnelle ?

1.    Pouvez-vous déceler les émotions négatives ?

Tout d’abord, demandez-vous si vous êtes capable d’anticiper les émotions négatives et y mettre fin. Prenons l’exemple d’un employé stressé qui, par frustration, passe ses nerfs sur le reste de l’équipe. Un dirigeant qui fait preuve d’intelligence émotionnelle connaît les membres de son équipe et ce qui amorce les modes de pensée négatifs. Il se montre empathique et comprend la cause des émotions, mais prend également ses précautions afin que celles-ci n’aient pas un effet néfaste sur le bien-être des employés, le moral de l’équipe et la productivité.

2.    Pouvez-vous déceler les émotions positives ?

Deuxièmement, en tant que dirigeant, vous savez qu’il faut également favoriser les émotions positives au sein de votre équipe, car qui dit attitude positive, dit productivité et donc résultats. Un dirigeant qui fait preuve d’intelligence émotionnelle facilite les choses en testant et en comprenant ce qui stimule les émotions positives chez les autres, comme le fait d’être inspiré, motivé et déterminé. Certains de vos employés sont motivés lorsqu’ils savent qu’on leur fait confiance dans le cadre d’un important projet tandis que d’autres feront du meilleur travail si on leur impose un délai clair et fixe. Chaque membre de l’équipe a sa personnalité et il est judicieux de prendre le temps de savoir ce qui le stimule.

En agissant ainsi, vous dirigez les employés d’une manière qui fait écho à ce qu’ils ressentent et vous évitez la méthode surannée qui consiste à donner des ordres et à tout contrôler et qui, dans de nombreux contextes professionnels, démotive les travailleurs.

3.    Êtes-vous à l’écoute ?

Un dirigeant qui fait preuve d’intelligence émotionnelle sait également écouter. Prêter une oreille attentive aux employés afin qu’ils se sentent écoutés est une règle d’or pour stimuler leur implication ainsi que leur motivation à atteindre les objectifs.

Combien de fois les membres de votre équipe vous soumettent-ils des idées, vous font-ils part des problèmes ou vous donnent-ils du feed-back ? Les réunions que vous dirigez sont-elles un échange qui implique tout le monde ? Si c’est le cas, il y a de grandes chances que vous soyez ouvert(e) et que vous vous intéressiez à ce que les collaborateurs ont à dire parce que vous prenez le temps d’écouter activement les personnes autour de vous. Si, au contraire, celles-ci, peu disposées à soumettre leurs idées, opinent du chef sans contester, il est peut-être temps pour vous d’améliorer vos compétences en matière d’écoute active.

Pendant les réunions et les entretiens individuels, veillez à demander à chaque personne d’apporter sa contribution et à montrer que vous prenez au moins le temps d’examiner ce qu’elle a à dire, que ce soit en marquant votre accord, en donnant un feed-back complémentaire, en répétant ce que la personne a dit pour lui montrer que vous écoutez ou en prenant des notes. Il y a de nombreuses manières de faire comprendre que vous êtes sensible au ressenti des collaborateurs et, dans le cadre d’une fonction dirigeante, rien ne motive plus un employé que de savoir qu’il est écouté.

4.    Connaissez-vous l’impact de vos propres émotions ?

En tant que cadre, vous exercez une fonction impliquant un haut niveau de responsabilité. Même les dirigeants les plus compétents ne sont pas à l’abri du stress ou de l’anxiété que celle-ci peut générer. Un dirigeant qui fait preuve d’intelligence émotionnelle est toutefois capable de prendre du recul et d’identifier ces émotions ainsi que ce qui pourrait le pousser à adopter une attitude négative, comme se mettre plus en retrait ou, au contraire, se montrer plus querelleur ou rabrouer les autres. Il prend par exemple l’initiative de se détendre, de souffler ou de parler de ses problèmes avec une personne qui peut l’aider ou est tout du moins prête à l’écouter. Il est ainsi dans les meilleures dispositions pour faire preuve d’empathie, offrir son soutien et inspirer ses subordonnés.

Bref, si vous souhaitez être un dirigeant qui fait preuve d’intelligence émotionnelle et qui implique les membres de son équipe, vous devez les écouter et les comprendre, identifier et gérer les émotions négatives latentes et mettre tout en œuvre pour utiliser à bon escient les émotions positives afin d’inspirer et de motiver. Ne perdez toutefois pas de vue que ces efforts peuvent être rapidement sapés si vous vous laissez vous-même submerger par vos émotions négatives. Vous devez prendre le temps de vous préoccuper de votre bien-être émotionnel et de celui des autres, dans votre intérêt mais aussi pour les gens qui vous admirent.

Source: Lynne Roeder, Hays

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